Club dégustation ADAS Versailles

10 mai 2012

Le prestige en habits rouge, version 2012

Traditionnellement, notre dernière séance de l’année est dévolue à l’épuisement de nos liquidités en dégustant six bouteilles dont l’achat épuise le solde de notre compte.

Cette année le rouge était mis.

Hakim et Raphaël avaient fait la sélection sur le site VinMalin. Solution facile mais ce site nous avait déjà approvisionné en bonnes bouteilles et sans encombre (ce qui est loin d’être le cas de tous les sites de vente de vin en ligne).

Six vins de six régions différentes, dont un intrus étranger. Les bouteilles sont masquées et six dégustateurs sont venus à tour de rôle prendre une bouteille au hasard. Ainsi, Hakim et Raphaël pouvait profiter de la dégustation à l’aveugle.

Les bouteilles avaient été ouvertes le matin et aérer par le soutirage d’un verre de vin.
Première journée de grosse chaleur et changement de notre grande salle habituelle pour une salle exigüe où nous tenions à peine coincés entre les murs et la table. Les vins étaient trop chauds pour révéler tous leurs atouts mais nous étions tous dans les meilleures dispositions pour gouter ces vins au tarif dissuasif.

Les six vins dans l’ordre de leur dégustation.


Vin #1 Argentine, Catena Zapata Malbec Adrianna Vineyard 2006.
Acheté 40€.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Malheureusement arrivé en retard, j’ai loupé les commentaires collectifs sur celui-là. Donc que mes commentaires: Nez lourd, sur le caramel et le grillé de l’élevage. Un peu de fruit très mûr (figue). En bouche, plus équilibré, de la fraicheur. Des arômes fumés.

   Vin_Prestige12V1_Malbec Catena Zapeta

 


Vin #2 Rhône nord, Côte Rotie, Guigal, Château d’Ampuis 2006.
Acheté 65€.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Robe avec une légère évolution. Nez complexe mais discret: réglisse, poire, coing, mandarine, fruit rouge (cerise). La bouche est sur la fraicheur grâce à l’acidité, trop présente pour certains. Plutôt sanguin avec une finale fumée.

 Vin_Prestige12V2_Côte Rotie Guigal  

Vin #3 Bordeaux, Saint Émilion, Château Canon la Gaffelière 2001.
Acheté 73€.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Robe intrigante: marron intense. Nez clou de girofle, très animal (et très désagréable pour certains): viandé, cuir, gibier. Un peu de poivron. Bouche opulente, décalée par rapport au nez. Faisandé. Toujours un peu de poivron. Fin de bouche sur réglisse.

   Vin_Prestige12V3_St Emilion Canon La Gaffelière

Vin #4 Bourgogne, Volnay, Domaine de la Pousse d’Or, Premier Cru Clos des 60 Ouvrées 2007.
Acheté 49,90€.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Robe rouge tendre, transparent. Nez discret, sur les fruits rouges (framboise, cerise). Bouche soyeuse, équilibrée par un bel élevage. Acidité légère (voire trop pour certains). Plus discret qu’au nez.

 Vin_Prestige12_V4_Volnay Pousse d'Or  

Vin #5 Sud-Ouest, Madiran, Château Montus la Tyre 2001.
Acheté 69€.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Robe noire profonde laisse peu de doute sur le cépage. Nez de sous-bois, de cuir, viandé (bouillon cube). Plutôt doux, olive noire. Pour certains des odeurs d’oxydation et de solvants désagréables. En bouche, pas la douceur du nez. Plus agréable qu’au nez, pas l’oxydation. Râpeux et âcre.
la déception de la séance: est-ce les jeunes vignes de 11 ans qui n’avaient pas tant que ça à donner ou est-ce que la bouteille est défectueuse ?

   Vin_Prestige12V5_Madian La Tyre

Vin #6 Languedoc, Coteaux du Languedoc, Domaine Peyre Rose, Clos des Cistes 2003.
Acheté 55€.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Robe rouge avec début d’évolution. Nez de pain grillé, eau de Cologne, fruit évolué (melon), un peu métallique (aluminium). En bouche, de la sucrosité, de la souplesse et un peu de tanins.

 

Vin_Prestige12V6_Languedoc_Clos des Cistes

 


 

 Les notes des 6 vins:

Quand on regarde comment les notes des 13 dégustateurs groupent les vins, ils semblent que nous avions d'un côté les amateurs de vins du Sud-Ouest (vin#1 et vin#3 avec un Malbec certe plus typiquement argentin que de Cahors, et un Madiran vin#5 dénoté par tous); et de l'autre côté les amateurs des vins élégants de monocépage (la Syrah des Côtes Rôties vin#2 et le Pinot Noir du Volnay vin#4).
Le raffinement manifesté par le Languedoc (vin#6) confirme la séparation entre les profils de vins.

 

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17 avril 2012

Les chardonnays d’Europe et du nouveau Monde

Promenade en six bouteilles autour du globe pour confronter notre chardonnay bourguignon au traitement de ce cépage en Italie, Espagne, Californie, Australie et Nouvelle-Zélande.

Nous n’étions pas très nombreux en cette semaine de vacances scolaires. Cela a permis à chacun de disposer d’un verre par vin et de pouvoir les comparer à loisir.

Dégustation avec les bouteilles masquées, dans un ordre aléatoire. Les vins ont été servi à 14°C et débouchés juste avant la séance.

Les vins dans l’ordre de la dégustation


Vin #1: Australie - Margaret River - Xanadu Next of Kin Chardonnay 2009

99% Chardonnay, 1% Viognier. Sols graveleux et sablonneux. Fermentation à froid. Elevage à 75% en barrique dont 15% neuves. Pas de malo-lactique.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Le nez est ouvert sur le beurre, les herbes fraiches et l’iode. Un peu de caramel. La bouche est moins beurrée que le nez. Très marqué par le fût. L’acidité (citron) lui apporte un équilibre. Presque métallique. Plutôt court et simple.

 Vin_Chardonnay_Xanadu_Vin1  

Vin #2: Italie - Alto Adige DOC - Cantina Terlano - Chardonnay Kreuth 2008

Sols sableux de Kreuth, entre 300 et 600 mètres d’altitude. Vinification en fûts de chêne. Fermentation malolactique et élevage en fût de 12 mois.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez très ananas, un peu de melon et de pêche, de grillé. Plus sur vanille que sur beurre, de la verdeur. En bouche, encore un peu de perlant. L’acidité d’abord (plus pomme que citron) puis la rondeur du beurre. Manque de tension et plutôt court.
Le chardonnay le moins apprécié de la séance.

  Vin_Chardonnay_Terlan_Vin2 

Vin #3: Nouvelle-Zélande - Marlborough - Michael Seresin Momo Chardonnay 2009

Région de la Wairau River, sols de types Waimakiriri d'origine alluviale, un sol drainant de roches de basalte. Récolté manuellement, fermenté (levures indigènes) et élevé en barriques françaises pendant 11 mois.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez très boisé, très grillé. Un peu de bourgeons de cassis. Du beurre, un peu d’ananas et de cire. La bouche est plutôt florale avec la vanille d’un bel élevage en fût. L’alcool est brulant pour certains.

 Vin_Chardonnay_SeresinMomo_Vin3  

Vin #4: France – Bourgogne AOC– Vincent Latour Labille 2009

Vignes en périphérie du village de Meursault. Fermentation et élevage en barrique.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez sur la verdeur, presque purée de carottes, assez léger. Du grillé (sésame), du citron, du beurre. En bouche, assez simple sur la vanille et le citron. La finale est salivante.

  Vin_Chardonnay_LatourLabille_Vin4 

Vin #5: Espagne – Somontano - Bodegas Enate - Barrel Fermented 2007

Après pressurage, fermentation malolactique en fûts de chêne français. Élevage de 6 mois sur lies en fûts de chêne français.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez de cire/encaustique, caramel, une légère oxydation, foin coupé et cire. En bouche, beaucoup de gras, miel et boisé en final. Un peu sec en final.
Le vin le plus apprécié (en moyenne) de la séance. Le plus cher aussi (à cause ou grâce à une erreur de choix).

Vin_Chardonnay_Enate_Vin5   

Vin #6: Californie / Etats-Unis - Central Coast, Monterey AVA (American Viticultural Area), Santa Lucia Highlands - Cycles Gladiator - Chardonnay 2008

Chardonnay 84%, Viognier 10%, Pinot Gris 5%. Pressurage direct. Fermentation et élevage en cuve et barriques de chêne françaises (20%).

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Pas de verdeur en bouche, beurre et brioche, un soupçon de carton. En bouche, plus floral (acacia) et métallique. Plus large qu’au nez. Belle acidité et un peu de bois.

  Vin_Chardonnay_CylcesGladiatior_Vin6 

Les vins sont plutôt bien notés pour une dégustation amateur. Les six bouteilles étaient suffisamment différentes pour ne pas mettre d’accord les dégustateurs en fonction de leur gout.

Statistiquement, il n’y a pas de différence entre les vins. Mais les dégustateurs se divisent selon le profil des vins. Avec les amateurs de boisés (l'espagnol, l'australien et le français).
Ward's Minimum Variance Cluster Analysis:

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14 mars 2012

Le chenin, version sec sur les versants de la Loire

Hakim s’était donné un mal de chien à nous trouver de bons chenins sur les chemins de son caviste préféré, son site internet beaucoup moins préféré et accompagné de Cyril, des salons des Vignerons Indépendants ou du Grand Tasting.

Patient comme un vigneron de Montlouis qui attend de récolter ses tris tardives, Halim avait mis de côté dans sa cave au fil des mois les bouteilles sélectionnées parmi des appellations et des vignerons reconnue. Il nous proposait ce jour-là cinq vins blancs secs de Loire, tous à base de Chenin.

La dégustation était à l’aveugle, les bouteilles sortaient de chambre froide et elles ont été dégustées dans l’ordre choisi par Hakim.

Nous avions nos six verres pour garder les vins avec nous pendant toute la durée de la séance.


Vin #1
AOP Anjou, Claude Papin-Chevalier, Château Pierre-Bise, cuvée Haut de la Garde 2008, 7,75€

La couleur est très belle, un jaune soutenu, brillant. Les larmes annoncent le gras.
Le nez est puissant et floral. Puis très fruité (coing, ananas rôti). La douceur du caramel et une joli vivacité garde la fraicheur.
La bouche est sur le miel et le coing. Le nez aurait fait attendre des notes plus douces. De la longueur. La finale est peu plaisante pour certains par rapport à l’attaque. Très bien noté pour un premier vin. Il déconcerte par l’écart entre la promesse d’un nez chaleureux et une bouche plus discrète.

Premier vin et ce sera la meilleure note de la séance. C'est exceptionnel pour une dégustation amateur. Les dégustateurs sont enthousiastes et entrent avec de bonnes prédispositions dans la dégustation.

Vin_LoireChenin_PierreBise_120315


Vin #2
AOP Vouvray, Noël Pinguet, Domaine Huet, Cuvée le Haut-Lieu 2010, 14€

Vin_LoireChenin_Huet_120315

La robe est jaune pâle.
Le nez est floral, citronné. Des notes minérales apportent de la complexité.
En bouche, se révèle pour certains. Construit sur l’acidité (citron vert). Presque des notes épicées (gingembre). L’acidité salivante ne plait pas à certains. Parait au contraire un peu âpre à d’autres.
Ce que le premier vin avait amorcé se confirme: les dégustateurs sont divisés sur ces profils de vin.

 

 


Vin #3
AOP Montlouis, François Chidaine, Cuvée les Choisilles 2008 14,40€

La robe est jaune clair.
Le nez est puissant.. ou pas ! Divise déjà les dégustateurs. Du fruit (un peu exotique, mangue) et des touches mentholées (poivrée de la mangue).
La bouche est sur le fruit (poire, ananas, pomelos), bien équilibré.

Vin_LoireChenin_Chidaine_120315

 

 


Vin #4
AOP Montlouis, Jacky Blot, Domaine de la Taille aux Loups, Cuvée Rémus 2002, 12€

Vin_LoireChenin_TailleAuxLoups_120315

La robe est jaune foncé. Des larmes annoncent le gras et la douceur.
Le nez est très ouvert. Pas vraiment floral, certains dégustateurs n’y trouveront pas leur compte. Cela part dans tous les sens: pierre, œuf, cire, voir le côté pétrolé du Riesling.
La bouche est sur un gout fort qui divise aussi fortement les dégustateurs qui n’aiment ou vraiment pas.

 

 


Vin #5
AOP Savenières Roche aux Moines, Monique et Tessa Laroche, Domaine aux Moines, 2003, 14€

 

La robe est foncée mais reste brillante.
La bouche est originale, puissante. Sur le vin de noix, de buisson, d’épines. Un peu d’arnica. Donne envie ou… vraiment pas (selon que les dégustateurs aiment ou non les vins cuits).
En bouche, l’attaque laisse espère mieux que le nez, mais il revient en milieu et fin de bouche. Sur alcool à bruler. Certains adorent, d’autres moins.

Vin_LoireChenin_Moines_120315

 

 


Cela faisait longtemps qu’une série de vins avait autant divisé les dégustateurs. Tous ont trouvé un vin de chenin qui leur plaisait vraiment mais ce n’a pas été le même pour tous.

 

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13 mars 2012

Voyage en Toscane: le Sangiovese

Encore une séance où l’animateur se fait plaisir en ressortant les bouteilles de Sangiovese mises patiemment de côté en deux ans d’achat internet.

Le Sangiovese est un cépage fascinant. Souvent imbuvable servi dans les bouteilles de Chianti enserrées par le filet décoratif à la table des gargotes italiennes, toujours trop chers assemblé au Cabernet et Merlot dans les Super-Toscan. Des vignerons commencent à lui rendre justice dans des appellations qui lui sont consacrées comme le Chianti Classico ou le Rosso di Montalcino, et surtout le Brunello di Montalcino.

Dégustation à l’aveugle des vins rangés confidentiellement dans l’ordre prix.

Cette fois presque tous les dégustateurs avaient 6 verres pour comparer les vins même en fin de dégustation.

Répartition géographique des 6 vins dégustés :


Presse-papiers-1
 

 


VIN#1
Toscana IGT Marchesi Antinori Santa Cristina 2009

 Vin_120313_Vin1

Cépages: 90% Sangiovese, 10% merlot
Vinification: Les grappes ont été éraflées puis les raisins foulés légèrement. La macération des baies a duré une semaine en cuve d'acier inoxydable. Pendant cette phase la fermentation alcoolique s'est produite à une température n'excédant jamais les 25°C, suivit de la fermentation malo-lactique.
Élevage : L'élevage se fait en cuve pendant 6 mois. Le vin subit une clarification puis une légère filtration. La mise en bouteille a été effectuée en mai 2007.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez sur la douceur du boisé (vanille), des fruits rouges à noir (cassis, mure).
En bouche, toujours de la douceur (chaleur pour certains). L’acidité est bien là avec une pointe d’amertume en finale.
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VIN #2
Toscana IGT, Bibi Graetz Casamatta Rosso 2008

Cépage : 100 % sangiovese.
Terroir : Les vignes sont plantées sur Montalcino. Sol rocheux qui permet d'éviter la stagnation de l'eau. Le sol absorbe la chaleur la journée afin de la lui redonner le soir. Âge des vignes : 5 à 10 ans.
Élevage : 2 mois en barriques

 Vin_120313_Vin2
image Ce que les dégustateurs en ont pensé: Premier nez animal, fumé part à l’agitation. Vient le fruit (fraise acidulé). En bouche, la noisette grillée, le réglisse. Moins acide que le précédent.


 


VIN #3
Toscane, Chianti Classico DOCG, Marchesi Antinori Chianti Classico Pèppoli 2007

 Vin_120313_Vin3

Cépages : 90 % de sangiovese, 10 % de merlot et de syrah.
Vinification et élevage : Les raisins subissent un tri méticuleux à la vigne et au chai. Après un éraflage et un foulage léger du sangiovese, les baies ont macéré une dizaine de jours en cuves d'acier inoxydable. Le merlot et la syrah macèrent séparément. La fermentation alcoolique ne dépasse pas une température de 28 °C, elle est suivie de la fermentation malolactique qui s'achève avant le début de l'hiver. Une fois les trois cépages assemblés, les vins sont placés dans des fûts de chêne de 55 hl d'origine slovène (et 10 % dans des fûts américains) pendant neuf mois. Le vieillissement en barriques permet de préserver les arômes de fruit et la douceur des tanins grâce à la fermentation. Le vin est alors mis en bouteilles au domaine.

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez sur le bois, presque planche. Un peu de cire/encaustique. Encore fumé et noisette puis sur les fruits compotés (cassis, réglisse). La fraicheur du menthol et un peu de tabac. En bouche, pruneau et cerise. Astringent mais ne gomme pas l’impression de douceur.
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VIN #4
Toscane/ Rosso di Montalcino DOC, Lisini Rosso di Montalcino 2008

Cépage : sangiovese grosso (brunello) de massalia.
Terroir :Au sud de la ville de Montalcino, entre les fractions de Sant'Angelo in Colle et Castelnuovo dell'Abate. Altitude : 300 à 350 m au-dessus du niveau de la mer.
Climat : aride caractérisé par des étés et des hivers doux en raison de vents chauds en provenance de la Maremme. Surface en vigne : 1,5 ha. Densité : 5 400 pieds/ha.
Vendanges : manuelles en petites cagettes en plastique, avec une sélection des grappes.
Vinification En cuves inox. Macération variant entre 18 et 24 jours. Fermentation à températures contrôlées entre 28 et 30 °C. Fermentation malolactique. Clarification spontanément sans filtration.
Élevage :En fûts de chêne de Slavonie pour une période de 6 mois. Vieillissement de 3 mois en bouteilles.

 Vin_120313_Vin4
image Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez discret: cerise, violette, café grillé. Bouche attaque sur l’acidité des agrumes, puis les fruits (réglisse, pruneau). L’astringence est appuyée par l’acidité.  Finale sur le bois exotique et la douceur lactée.

VIN #5
Toscane /Chianti Classico DOCG - Fattoria San Giusto a Rentennano Chianti Classico 2008

 Vin_120313_Vin5

Cépages : assemblage de 95 % de sangiovese et de 5 % de canaiolo.
Terroir : Le sol est complexe, riche en composants minéraux, sables, argiles, craies, cendres volcaniques. Le microclimat est caractérisé par des différences de températures très importantes entre le jour et la nuit, et souvent de fortes chaleurs au moment des vendanges. Les vignobles sont très bien exposés, et les plus anciennes vignes (40 ans d'âge) sont utilisées pour la sélection massale des plans de sangiovese et de canaiolo du domaine
Vendanges : Manuelles entre le 15 septembre et le 15 octobre. Culture bio.
Vinification : Macération pelliculaire en cuves inox et béton pendant 14 jours. Soutirage. Pressurage dans un pressoir horizontal. Assemblage des jus de presse et jus de goutte.
Élevage : 10 ou 12 mois en foudres et en barriques. Bois neuf limité à 15 %. 1 seul soutirage. Affinage de 5 mois en bouteilles

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez vraiment végétal (sous-bois, eucalyptus). bouche sur acidité et la chimie (résine, colle). Un peu sec en finale.
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VIN #6
Toscane / Rosso di Montalcino DOC - Conti Costanti Rosso di Montalcino 2008

 Vin_120313_Vin6

Cépage : sangiovese. Âge des vignes : 6 à 15 ans.
Terroir : Sols pauvres, dit de « galestro », argilo-calcaire, au sud-ouest du village de Montalcino, plantés entre 300 et 400 mètres d'altitude, sur un vignoble de douze hectares. Densité de plantation : 3 333 à 5 500 pieds par hectare.
Viticulture : Approche organique, avec utilisation de composts naturels. Aucun ajout de produit chimique sur le domaine.
Vendanges : Manuelles.
Vinification : La fermentation se déroule en cuves inox avec une macération sur peaux, pour une durée d'environ quinze à vingt et un jours selon le millésime.
Élevage : Le Rosso di Montalcino reste en fûts de trois ans d'âge de 225 et 335 litres en bois de l'Allier pendant douze mois.

image Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez sur la mure et la framboise, voire la douceur de la datte. Un petit côté métallique part à l’agitation. Bouche donne la même impression qu’au nez mais avec l’astingence. La finale est sur les épices.
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28 février 2012

Les Chenins de Loire du Domaine Huet

Les vacances scolaires ne nous ont pas permis de faire le plein de dégustateurs à cette séance. Seulement 11 d’entre-nous allaient découvrir les expressions du cépage Chenin sur les bords de Loire. Plus précisément à Vouvray, et ceux du domaine Huet dans leurs expressions sec ou moelleux de deux cuvées du domaine.

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Trois classes de sucres résiduels entre ces cuvées, des –presque- secs à moins de 9g/l, des moelleux à 45g/l voire à 60g/l.

En bouche ces classes n’étaient pas aussi marquées que le laisserait supposer les chiffres de leur dose de sucres résiduels. L’acidité est toujours là pour équilibrer la sensation sirupeuse.

Une déception avec le Mont sec 1994. Bouteille à problème ? marquée par une évolution prématurée ?

Les vins ont été dégustés à l’aveugle dans un ordre complètement aléatoire. Chaque dégustateur avait 4 verres à sa disposition pour laisser les vins s’ouvrir au fil de la séance.

Les vins dans l’ordre de la dégustation.


Vin #1: Vouvray – Domaine Huet – Le Clos du Bourg (moelleux) 2009 
acheté chez CavePrivée

Vin_120228_1 

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez floral (chèvrefeuille), agrume (pamplemousse), un peu de miel. légèrement iodé.  En bouche, nettement moins avenant qu’au nez: plus simple et marqué par le sucre. Le sucre devient gênant en bouche, moins équilibré par l’acidité.

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Vin #2: Vouvray – Domaine Huet – Le Mont (moelleux) 1985
acheté chez CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez floral (tilleul), voire végétal. Des arômes évolués (truffe, sous-bois). Bouche divise nos dégustateurs: plus équilibrée que le précédent pour certains, déséquilibre dans l’autre sens pour les autres (une bouche plus séduisante que le nez).

 


Vin #3: Vouvray – Domaine Huet – Le Mont (sec) 1994
acheté chez CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
La couleur est très évoluée, peu appétissante pour certains. Une oxydation prématurée ? . Pas de sucre dès le nez. Sur des arômes dominée par la fumée et les hydrocarbures (pneu brulé). De l’amertume, reste un peu de pain d’épices. Vin passé et unanimement pas apprécié. Une fois la bouteille découverte l’évolution de la couleur est surprenante par rapport au vin précédent pourtant dix ans plus vieux.

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Vin #4: Vouvray – Domaine Huet – Le Clos du Bourg (moelleux) 2007
acheté chez CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez ouvert sur l’amande, le coing, à la fois fruité et floral (chèvrefeuille). La même séduction que le premier vin, en mieux. Pas d’agrumes. En bouche du sucre, presque caramel.

 


Vin #5: Vouvray – Domaine Huet – Le Mont (sec) 2010
acheté chez CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez marqué par les agrumes (citron). Un peu d’acacia. Sec, mais surtout un peu trop vert pour remporter les suffrages.

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Vin #6: Vouvray – Domaine Huet – Le Mont (moelleux) 2009
acheté chez CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Pour la première fois sur les 6 vins, des accents lactés (beurre). Nez un peu métallique ou minéral. Pas d’agrume, plus fruit mûr (melon). Décalage entre la bouche et le nez. En bouche, plus sur les arômes de forêt (fougère).
La meilleure note de la séance.


Les notes des six vins:

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16 février 2012

Verticale bordelaise: 8 ans de Lalande de Pomerol avec La Faurie Maison Neuve

Cela faisait un bon moment que cela nous titillait à tous les animateurs de ce club: faire une verticale. Exercice délicat, plus encore quand il est oenophilique parce-que les nuances sont souvent moins marquées entre années qu’entre vins de producteurs différents ou de régions différentes. Mais si il y a bien une spécificité des vins français comparés à ceux des chaudes contrées du nouveau monde, c’est bien les nuances entre millésimes.

Les trois animateurs du club ont donc profité du salon des vignerons indépendants de novembre 2011 pour prendre 15 minutes ensemble à envisager cette séance. Notre rencontre avec le vigneron Michel Coudroy a été déterminante. Hakim et Raphaël, les deux animateurs versaillais du club étant des habitués et des amateurs de ses vins autour de Pomerol, nous avons profité de la dégustation sur son stand pour facilement négocier l’approvisionnement de plusieurs millésimes du même vin.

Dans le milieu de gamme de son domaine, le Lalande de Pomerol château La Faurie Maison Neuve, il a donc pu nous fournir 6 millésimes différents.

Cyril, le troisième larron, animateur non-versaillais, avait préféré la neige et les montagnes du Queyras plutôt que de farter son palais avec ces Merlot et de glisser sur le papier quelques commentaires de dégustation entendues ce jour-là comme à son habitude pour aligner des mots sur ce blog. Raphaël n’avait heureusement pas oublié ni perdu la feuille des notes attribuées par les dégustateurs. Par contre, sa propre semaine de vacances était venue effacer beaucoup de ses souvenirs de la séance. Donc des commentaires très succins sur les vins. Heureusement, Andrew un des esclaves australiens à la solde de Raphaël avait pieusement pris en photo les bouteilles de la séance pour décorer ce billet.

Vin_120216_13

Les vins ont été servi à l’aveugle, mais dans l’ordre prédéterminé du plus jeune au plus vieux. Les dégustateurs ne connaissaient pas les années des millésimes.

Comme d’habitude, six verres chacun pour comparer les six vins.


Vin #1 Lalande de Pomerol, La Faurie Maison Neuve 2010

Perçu comme trop jeune. (à vérifier: bouteille échantillon, vin pas encore embouteillé). Le bois de l’élevage encore trop dominant. L’âpreté des tannins du raisin.image


Vin #2 Lalande de Pomerol, La Faurie Maison Neuve 2009

Perçu comme déjà évolué par rapport au 2010. Parait d'un écart de plus d'un an. L’effet de deux millésimes contrastés ?image


Vin #3 Lalande de Pomerol, La Faurie Maison Neuve 2008

Comme le 2009, parait bien plus éloigné du 2010 que ses deux années.image


Vin #4 Lalande de Pomerol, La Faurie Maison Neuve 2007

Perçu comme dilué.image


Vin #5 Lalande de Pomerol, La Faurie Maison Neuve 2006

Le bordeaux typique juste à point qui fait la réputation de cette région.image


Vin #6 Lalande de Pomerol, La Faurie Maison Neuve 2003

Comme le 2006, pourtant dans un millésime au profil très différent, le bordeaux typique juste à point qui fait la réputation de cette région.image

Millésime atypique un peu partout en France à cause de la canicule d’août, mais meilleure note de la séance.


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24 janvier 2012

L’Espagne en rouge

Pour notre première séance de la saison 2012, nous allions chercher de l’autre côté des Pyrénées quelques vins rouges pour nous décider à aller passer nos prochaines vacances chez nos voisins ibériques.

Cinq vins provenant tous du vinificateur Telmo Rodriguez et achetés chez CavePrivée. Le choix s’est porté sur des entrées de gamme à moins de 9€, vinifiés et élevés sans bois, l’objectif étant de se faire une idée des cépages particuliers à l’Espagne et si possible des appellations.

Nous étions particulièrement nombreux pour cette dégustation, avec 17 dégustateurs. Le profil de ces vins en a surpris plus d’un, et pas dans le bon sens. Certains des dégustateurs ont souffert. Heureusement qu’il y avait un vin de moins que d’habitude.

Chaque dégustateur avait trois verres pour pouvoir revenir sur les vins et notés leur évolution pendant la durée de la séance.

Répartition géographique des 5 vins dégustés :
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VIN#1

Compania de Vinos Telmo Rodriguez, Rioja DO, LZ 2009

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Le premier vin est toujours moins bien noté. Particulièrement cette fois où certains dégustateurs ont réalisé que la séance allait tourner autour de vins imbuvables pour eux.
Ce que les dégustateurs en ont pensé: La verdeur au nez passe pour une impression de bois (type cagette). Du fruit, plutôt frais: cassis, prune, cerise et même un peu de banane. Des arômes plus murs: réglisse, cuir, caramel. En bouche, l’astringence masque les fruits du nez. Plutôt maigre et sans longueur.


VIN #2

Compania de Vinos Telmo Rodriguez, Alicante DO, Al Muvedre 2009

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Ce que les dégustateurs en ont pensé: La couleur tire plus sur le bleue et plus opaque. Le nez est plus mûr: pruneau plus que prune, pâte de fruit de cassis plutôt que cassis. Les épices (poivre) et des impressions de dessert vanillé. En bouche, moins astringent et moins acide. des fruits rouges et une finale poivrée.


VIN #3

Compania de Vinos Telmo Rodriguez, Valdeorras DO, Gaba do Xil

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Ce que les dégustateurs en ont pensé: Une couleur encore plus foncée et plus violette. Moins de fruits au nez, plus sur des registres fumé, animal et de sous-bois. Toujours l’épice du poivre. La bouche surprend par l’arrivée du fruit peu présent au nez, et toujours cette note poivrée.


VIN #4

Compania de Vinos Telmo Rodriguez, Ribera del Duero DO, Gazur 2009

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Après la Rioja descendu en premier, voici son voisin de la Ribera qui le suit dans le bas du classement. Sûr que certains dégustateurs n’iront pas passé des vacances par là-bas pour y déguster du vin.

Ce que les dégustateurs en ont pensé: Le plus foncé et le moins brillant. De la puissance au nez et de la rondeur. L’alcool se sent plus. Plutôt des notes boisées et épicées. En bouche, des notes terreuses et végétales (feuilles).


VIN #5

Compania de Vinos Telmo Rodriguez, Toro DO, Dehasa Gago 2009

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Ce que les dégustateurs en ont pensé: Plus opaque. De la rondeur avec une sensation de sucre et la douceur de notes beurrées. En bouche, toujours de l’amertume, mais du fruit et des épices.


L’absence de passage sous bois dans la vinification de ces vins les a laissé trop anguleux pour la plupart des dégustateurs. Cela a nivelé les écarts entre les 5 vins.

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Le Tempranillo même adouci par un peu de Grenache de la Rioja et même masqué sous son nom local de Tinto Fino de la Ribera del Duero ont franchement déplu a certains. Le profil particulier du Mouvèdre d’Alicante et le Tempranillo dans son expression de Toro ont été plus consensuels.

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16 décembre 2011

Tour du monde du Sauvignon

Pour notre dernière séance de l’année du club du Moulon, pas de bulles mais un voyage autour du monde avec des Sauvignons de quatre continents.

Tout au long de l’année, j’avais patiemment mis de côté des Sauvignon “exotiques” ou “pas d’chez nous” grâce aux différentes ventes de CavePrivée. Et avec Alain C, nous avions complété l’échantillon avec un Ménetou-Salon de Bertrand et Alabane Minchin que nous avions rencontrés aux salons parisiens des Vignerons Indépendants et du Grand Tasting.

La dégustation s’est faite à l’aveugle, les vins dans un ordre aléatoire après avoir masqué les bouteilles. Si bien que même l’animateur ne savait pas ce qu’il dégustait. Quelques malins ont vite compris que le goulot montrant un pas de vis traduisait l’origine non Européenne de la bouteille.

Chacun des 13 dégustateurs avaient à sa disposition 3 ou 4 verres pour faire évoluer les vins et revenir dessus au fil de la dégustation. Seul l’animateur avait 6 verres (un pour chaque vin). Les vins étaient conservés en chambre froide et ont été sortis et ouverts une heure avant la dégustation.
Les notes sont données par chacun pour chaque vin après la partie silencieuse de la dégustation.

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Les vins dans l’ordre de la dégustation.


Vin #1: France – Ménetou Salon AOC – Tour Saint Martin, Morogues 2010
acheté au Salon des Vignerons Indépendants

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez un peu bourgeon de cassis, de beaux agrumes (citron) et même des fruits jaunes (melon, pêche). Déjà un peu de douceur (miel).
En bouche, belle attaque sur une acidité marquée. Même fruits jaunes et toujours un peu de miel.
La meilleure moyenne de la série (rare en dégustation amateur où le premier vin essuie les plâtres).

 

 


Vin #2: Afrique du Sud – Franschhoek - Boekenhoutskloof Porcupine Ridge Sauvignon Blanc 2009
Acheté sur CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez végétal (bourgeon de cassis, paille) voire métallique. Des mélanges de soupçon de minéral et de fumée. Et même un peu de beurre.
En bouche, toujours herbacé, avec la même présence végétale qu’au nez. Impression de fumée prend le dessus. Un peu d’amertume des agrumes en finale.
Plutôt simple et manque de tension.
Le vin significativement le moins apprécié de la série.

 


Vin #3: Italie – Alto Adige – Terlaner DOC Cantina Terlano Sauvignon Winkl 2009
Acheté sur CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez marqué par pipi de chat (ceux qui aime cela lui trouve même des accents de violette). Plutôt floral et végétal. Arrondi par des sensations de beurre et de vanille.
En bouche, toujours beaucoup de bourgeon de cassis. Un peu de fruit (pêche) et la douceur du beurre et du miel. Des épices (poivre) en finale.

 


Vin #4: Nouvelle-Zélande – Malborough – Cloudy Bay Sauvignon Blanc 2010
Acheté sur CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez plus végétal qui fruit (buis avec des pointes de pipi de chat). Pas très agrume, plutôt fruit jaune (pêche) et même une pointe de cassis.
En bouche, l’attaque est sur les agrumes sans agressivité. Plus fruité que végétal (pêche encore), un peu de douceur du beurre. Et une pointe de fumée. Des jolis picotements d’acidité le tienne en éveil. Le vin statistiquement noté de la même façon que le Ménetou-salon.

 


Vin #5: Nouvelle-Zélande – Malborough - Delta Sauvignon Blanc 2008
Acheté sur CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez végétal (un peu pipi de chat), presque un peu minéral et fumée. Toujours des notes de beurre. Même un peu de pain mouillé.
En bouche, sur la verdeur et sur l’amertume de la peau d’agrume, presque un peu métallique. L’acidité peut être piquante mais amène des notes très variées.

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Vin #6: Chili – Casablanca Valley - Concha y Toro Terrunyo El Triángulo Vineyard, Block 28 – 2007
Acheté sur CavePrivée

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez pipi de chat plus que buis, herbe fraiche. Citron et pêche. Un peu minéral.
En bouche, plus sur la douceur du fruit. Avec des notes marquées de pâtisserie (crème, beurre). Moins fumée que les autres. Presque gras, voire mou.


La France avec un seul vin sort en tête, mais sans une homogénéité qui l’aurait sortir significativement meilleur que les 4 premiers vins.

 

Les six Sauvignon côte à côte:

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Et comment les notes des dégustateurs apparient ces vins:
Amusant de voir que la star Nouvelle-Zélandaise Cloudy Bay est classé de la même façon par les dégustateurs: ceux qui aiment le Ménetou-Salon (vin#1) aiment le Cloudy Bay (Vin#4) et ceux qui n’aiment pas le Cloudy Bay n’aiment pas le Ménetou-Salon.
Le Sud Africain (Vin#2) a été mal noté mais surtout classé de façon très différente par les dégustateurs.

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01 décembre 2011

Bulles de Chardonnay

Dernière séance avant les fêtes de fin d’année oblige, le thème était aux bulles faites par les Champenois, ou tout comme, ailleurs en France, à partir principalement du cépage Chardonnay.

Raphaël s’était dévoué pour passé son vendredi matin au salon des Vignerons Indépendants à Paris, Porte de Versailles pour collecter les six bouteilles de la dégustation.

Dégustation à l’aveugle, dans un ordre aléatoire des bouteilles, mise au frais dans un bac à glace.

Comme le montre la distribution des notes entre participants, les avis ont été tranchés jusqu’à faire parfois pour certaines bouteilles deux groupes bien séparés d’amateurs ou de réfractaires.
La seule bouteille de Champagne ne fait même pas parti du trio de tête qui se détache.
La meilleure note moyenne revient à la bouteille la moins chère de la dégustation !

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Vin #1: Crémant d’Alsace, Brut, Domaine Alphonse Meyer

Salon des Vignerons Indépendants: 10,50€

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Agréable à l’œil, bulle intense assez fine. Très brillant.
Nez beurré (fût ?) et fruits jaunes.
Bouche sucré et citronnée sans être trop acide. Trop sucré pour certains.
Son manque de tension le destine plutôt au dessert.

 

 

 


Vin #2: Crémant du Jura, Brut, Domaine Jacques Tissot

Salon des Vignerons Indépendants: 7,80€

 

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Grosses bulles, du gras sur le verre.
Au nez pas grand chose, à part un peu de mercaptan avant l’agitation.
En bouche, plat et l’acidité se fait plus sentir. Finit sur l’amertume.

 

 


Vin #3: Crémant du Jura, Brut, Cœur de Chardonnay, Rolet Père et fils

Salon des Vignerons Indépendants: 12,00€

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Bulles fines.
Nez agréable: pâte de coing, un peu levure. Bonne vivacité.
En bouche, agrumes dominent. Mais le dosage l’arrondit sans compromettre l’équilibre. Dure plus longtemps mais moins fruité que le premier.
Fin de bouche amère.
(La note de 4 a été donné par le seul parmi nous qui a plus de 12 bouteilles de ce crémant en cave  !)

 

 

 


Vin #4: Crémant de Bourgogne, Brut, Château Chasselas

Salon des Vignerons Indépendants: 8,20€

 

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Couleur dorée et grosse bulle.
Nez de crème caramel et d’amande.
En bouche, l’acidité domine au point d’en déranger beaucoup.
Un peu de fruit (pomme granny).

 

 


Vin #5: Crémant de Loire, Brut, Château de Bellevue

Salon des Vignerons Indépendants: 7,30€

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez discret, léger ester. Puis sur le beurre et la brioche.
En bouche, très chardonnay (ce sera le moins chardonnay des 6 avec 30% de chenin !), noisette et épices. Malgré la sensation plus forte d’alcool, pas trop sec. Bon dosage.

 

 

 


Vin #6: Champagne, Brut, Grand Cru Blanc de blancs, Pierre Moncuit

Salon des Vignerons Indépendants: 19,00€

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez muscaté, un peu fermentaire, agrumes légers.
Très acide en bouche et à l’opposé manque de fraicheur pour certains.
Trop construit sur l’acidité pour plaire.
(Seul votre serviteur avait reconnu un Champagne Blanc de blancs et l’a surnoté par snobisme  )

 

 



 

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08 novembre 2011

Mini verticales à Bordeaux: 2 châteaux et 3 années

Dégustation pédagogique aujourd’hui avec 6 vins pour percevoir l’effet du vieillissement et de l’évolution du gout du fût de chêne.

Pour que le plus grand nombre ait des repères, nous avions choisi un cépage facile dans une appellation classique: le merlot à Bordeaux.

Deux cuvées:

  • le Bordeaux Supérieur Tradition de Lestrille Capmartin d’Estelle et Jean-Louis Roumage du Château Lestrille, Merlot 97% et Cabernet Sauvignon 3%, élevage en barriques de plusieurs vins.
  • le Blaye les Pierrères de la famille Bordenave du Château Haut-Canteloup, 85% Merlot, 15% Malbec, élevage en fûts neufs.

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Un des animateurs du club achetant souvent du vin à ces propriétés, elles ont pu nous fournir des millésimes un peu moins récents que les derniers à la vente.

La dégustation s’est faite à l’aveugle. Les six bouteilles ont été mises dans un ordre complètement aléatoire de façon à ce que même l’animateur ne sache pas quel vin il sert.
Nous avons profité d’être moins nombreux pour mettre à disposition de chacun un verre par vin. Ainsi à la fin de la dégustation chacun avait les 6 vins en face de lui, ce qui facilite grandement les comparaisons, le classement des vins selon leur âge (très net sur la couleur) et leurs associations à la bonne cuvée (nez surtout avec la présence du fût et un peu en bouche).

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Cela a permis d’agrémenter la dégustation d’un jeu: retrouver les millésimes, sachant qu’il y a deux 2001, un 2003, un 2005 et deux 2009; retrouver les cuvées, sachant qu’il y a trois Bordeaux Supérieur et trois Blaye élevés en fûts neufs.
Bravo à Matthieu qui est le seul à avoir attribué les millésimes et les cuvées sur les 6 vins. Et mention spécial à André qui a trouvé la répartition entre les deux châteaux (en fait, il n’aime pas une des deux cuvées et arrive à la retrouver à l’aveugle: c’était aussi cela l’objectif de la séance).
Et comme cela s’est déjà produit dans d’autres Cercles, l’animateur a dû faire profil bas au vu de sa maigre réussite au jeu (et je sais de quoi je parle: c’est bibi qui rédige ces lignes).

Ci-dessous les notes données par les dégustateurs agrémentées de quelques commentaires entendus. Les vins sont dans l’ordre de leur dégustation. Les vins arrivant en 5ème et 6ème positions étant toujours défavorisés à cause du manque d’habitude des dégustateurs et de la faim criante vue l’heure dépassée du déjeuner.


Vin #1: Bordeaux Supérieur, Château Lestrille Capmartin Tradition 2001

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Au nez, du bois (plutôt copeaux), du grillé, du bourgeon de cassis. Des fruits rouges (framboise).
En bouche, astringence et acidité domine. Moins complexe qu’au nez.
Vin en fin de vie.

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Vin #2: Blaye Côtes de Bordeaux Château Les Pierrères 2009

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez vanille, noix de coco, fruits rouges (cerises). Impression de sucre lactée (glace, type Rhum-raisin)
En bouche, impression de chaleur, très astringent, manque de fondu. Dure très longtemps.
Une des deux meilleures notes, mais avec des avis plus tranchés.


Vin #3: Blaye Côtes de Bordeaux Château Les Pierrères 2003

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Couleur évoluée.
Nez doux (caliçon), épicé, herbacé, fruité (myrtille et pruneau).
En bouche, acide mais moins agressif que vin #1. Court en bouche.

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Vin #4: Bordeaux Supérieur, Château Lestrille Capmartin Tradition 2009

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Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez plus fruité, moins sucré (quoique un peu de caramel). Groseille, prune.
En bouche un peu d’astringence mais le même fruit qu’au nez avec une finale légèrement cacaotée.
L’autre meilleure note de la séance, vin plus consensuel et d’un profil très différent.


Vin #5: Blaye Côtes de Bordeaux Château Les Pierrères 2001

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
Nez poire (sic!), verdure et acide.
En bouche, un peu sec et astringent. Un peu de fruit en finale.
Comme l’autre 2001, le vin divise les dégustateurs mais pas pour les mêmes raisons.

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Vin #6: Bordeaux Supérieur, Château Lestrille Capmartin Tradition 2005

Ce que les dégustateurs en ont pensé:
La fatigue et la faim a perdu beaucoup de dégustateurs.
Nez métallique (canette), vanillé.
En bouche, court, manque de complexité. Léger mais garde un peu de fruit.

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En guise de synthèse, le but de la séance n’était pas tant de juger les vins que pour chaque dégustateur de déterminer si il préfère les Merlot de Bordeaux jeunes ou vieux, ou avec du fût neuf.
Chacun a fait ses conclusions après avoir vu les étiquettes.

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Il semblerait que la chaleur de la jeunesse des 2009 et du climat du 2003 les fasse apprécier de la même façon quelque-soit la façon de travailler ou d’élever le Merlot.

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Posté par CyrilBasco à 18:02 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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